Rencontres du Bâton de parole (juin)…

Rencontres – juin 2018

Bistrot du cours d’Ajaccio – 10 cours Napoléon

Entrée libre

jeudi 21 juin de 18 heures à 20 heures

Signature rencontre avec Robert Colonna d’Istria

« Une famille corse; 1200 ans de solitude »

mercredi 27 juin de 18 heures à 20 heures

Signature rencontre avec Solange, Lucette et Patricia

 » Cinq saisons pour une vie, Marcedda Stefanelli »

Samedi 30 juin de 18 à 20 heures

Signature rencontre avec Françoise Folacci and CO « art’envol »

« Aléas » poésies

baton gilles

Un dimanche pour penser…

Ajaccio, le dimanche 17 juin 2018

« Délivrée »

 

Ce jour est un jour de pensées. Ces pensées qui entrent et qui s’expriment à travers mes maux et mes mots.

La vie s’écoule en poèmes. La vie est un poème que je vois se faire, petit à petit.

Si elle savait combien je l’aime, cette putain de vie.

Elle se poserait et on se parlerait pour trouver notre vérité, notre amour.

La vie coule comme l’eau sortie de la source vers la mer et puis elle remonte dans les cieux pour redescendre dans les corps à travers la terre nourricière.

Elle est forte la vie, très forte.

Ce dimanche est un moment de vie où je me pose pour voir ce qui pourrait être.

Je ne vois rien, je pense dans ce miroir qu’est la vie. Immense est la vie, je me perds dans cette forêt.

Je vis à l’écart de cette forêt et de la place publique, même si j’y suis bien présent.

Bucolique, j’observe mes semblables si différents construire le contexte qui enveloppe la société, pour le meilleur et le pire.

La vie m’inspire, je suis devenu socio didacte. Tout ce qui m’entoure agit sur moi. Cette société me façonne et me rend ce que je suis dans mon profond, je deviens moi-même.

Toutes les couches que l’on a posées sur moi, depuis ma naissance, s’effacent au fil du temps.

Je deviens tisseur de ma vie à mon tour, je construis ma vie remarquable qui laissera des traces le temps que cela durera et puis tout s’effacera comme pour nos anciens oubliés.

Quelques personnes m’accompagneront jusqu’à la fin. Elles sont présentes, omniprésentes dans mon invisible.

En ce dimanche, je pense  à tous les gens qui m’entourent si près, si loin.

Les joies et les peines sont le cadre qui tient le monde et le fait avancer  vers demain.

Demain sera garni de tout ce qu’on ne peut imaginer aujourd’hui. Rien n’est grave, on sait que l’homme est passager de la vie.

Il sera transporté d’un point A vers un point B. Arrivé, il transmettra le bâton qui supportera les joies et les peines du suivant.

En Corse, nous sommes privilégiés et prisonniers. Nous attendons le vent levant qui libère. Le vent qui lève les cœurs et métamorphose la société gangrénée par les vices.

Tant de familles déchirées, sacrifiées sur l’autel de la cupidité sont devenues esclaves lobotomisés par quelques magiciens noirs.

La Corse ressemble à un temple où les gourous tiennent leurs sectes.

La liberté n’est pas encore réveillée, elle est encore dans les rêves et dans les jeunes pousses qui arrivent.

La Corse est une île à la dérive tant que les hommes élus ne se mettront pas au service des autres hommes prisonniers de la manipulation mentale.

Les dérives humaines et les crimes ont fleuri sur l’île . Les sourires sincères ont disparu de la place publique.

On boit, on se drogue pour fuir la réalité imposée par les barbares.

Directement ou indirectement, tout le monde trinque.

La « pitrecratie » est le masque du pouvoir .

Les élus jouent la comédie, ils communiquent et les bons résultats sont rares sur l’île.

Les déchets hantent les esprits et sont comme des épées de Damocles prêtes à tomber sur les hommes.

Les transports très chers créent les barrières sociales, économiques et font naître la misère.

Les mensonges des politiciens sont là pour faire du fric et le dépenser. Cela se voit.

L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres, en Corse. Cela se verrait si la joie était présente chez les pauvres.

Le rapport public de l’inspection des finances qui sera donné début juillet 2018 alimentera la réflexion et la compréhension sur  les mystères corses.

En 2018, quelques corses  possèdent des fortunes dans différents secteurs de l’économie alors qu’ils pleuraient pendant des années sur leurs misères.

Rira bien qui rira le dernier !

ALEA JACTA EST

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