Ajaccio. Une histoire extra ordinaire

Cette histoire tirée d’une histoire vraie montre la complexité des natures humaines.

Pour éviter toute mauvaise interprétation, il est important de changer les identités des personnes et les lieux dans cette histoire extra ordinaire.

Porto-Giovanni, petite ville portuaire où les pêcheurs vont et viennent entre terre et mer était entouré d’un cirque de montagnes recouvertes de forêts et de villages petits, moyens et grands.

La cité portuaire ressemblait à un « L » qui était posé entre mer et montagne. La vie était paisible l’hiver et festive l’été pour les habitants et les visiteurs.

Si on voulait se reposer, décompresser de la folie du monde, il fallait venir en morte saison.

Si au contraire, on voulait profiter des fiestas et de la beauté de la nature qui se mélangeait avec les humains, la belle saison était recommandée aux visiteurs et touristes.

La vie économique était très particulière. L’été, tout allait bien, le travail permettait de gagner de l’argent pour la jeunesse ou les adultes actifs.

L’hiver était angoissant. Les gens s’en allaient de ce territoire pour sortir de ce désert .

Il y avait ce qui restaient et ceux qui partaient. Ceux qui restaient avaient fait le choix de tout supporter entre la foule et le désert dans la société . Les autres ne voulaient pas supporter l’angoisse et le froid de la saison morte.

Porto-Giovanni, une ville qui vivait beaucoup du tourisme. Les hôtels, restaurants et bars étaient nombreux dans cette belle région.

Les fiestas attiraient le monde qui dansait, buvait et consommait beaucoup de tout, surtout l’été.

Depuis quelques années, la drogue tueuse enrichissait les gros trafiquants dans Porto Giovaznni. Les dealers se disputaient la clientèle sous addiction. Les jeunes femmes qui aiment les bad boys avaient la vie heureuse quand elles s’acoquinaient, le temps qu’il fallait pour profiter un peu, beaucoup, à la folie.

La vie n’était pas un fleuve tranquille avec les mauvais garçons de Porto Giovanni. Ces derniers aimaient offrir, mais ils aimaient recevoir les faveurs de leurs compagnes quand ils décidaient, seuls, du moment de plaisir.

Les filles, de grandes ados, tombaient sous le charme quand l’argent apportait le bonheur. Pourtant, elles ne voulaient pas forcément subir. Les payeurs pouvaient devenir violents quand leurs compagnes résistaient à leur avance pressante pour coucher.

D’où venait cet argent facile ?

Cela ne les contrariaient pas trop de savoir d’où sortaient les billets qui les comblaient. Elles étaient belles et choisies quand ce n’était pas elles qui choisissaient leurs bad boys. La provenance de cet argent facile ne suscitait ni curiosité, ni questions chez les femmes « amoureuses ».

De tout temps, l’argent facile fascine les faibles d’esprits et les malins. La drogue permettait la vie facile pour certains mauvais garçons et leurs compagnes tant qu’elles acceptaient de s’adapter.

Un jour, une scène violente s’est passée dans un bar du centre de Porto Giovanni.

Un jeune couple, en apparence, en bon terme s’était assis à l’intérieur du bar, près de l’entrée.

La salle était toute en longueur, les banquettes étaient disposées comme dans un train. C’était des box qui allaient jusqu’au fond du bar.

La table rectangulaire était de quatre places. Le couple était assis dos à la porte d’entrée . Ils faisaient face au fond de l’établissement.

Le serveur s’approcha des deux jeunes gens pour les servir, puis s’en retourna à ses affaires dans le fond.

Après une quinzaine de minutes, la jeune femme se leva pour aller aux toilettes, elle passa dans le dos du serveur qui pianotait sur son ordinateur.

Au moment où elle sortit des toilettes, l’homme se retourna vers elle. Il croisa son regard . Elle avait des larmes aux yeux et s’essuyait les joues.

Le choc vint quand il demanda pourquoi elle pleurait. A voix basse, elle lui dit :

« Il me frappe!! »

Cette phrase fut un appel à l’aide vers l’homme. Celui-ci laissa son clavier et se mit en poste derrière son comptoir.

Il observa vers la table. Ce qu’il vit le fit réagir aussitôt.

Le jeune homme, en passant son bras sous la table, décochait un coup de poing dans le ventre de la jeune femme.

L’homme sortit de son comptoir et se dirigea vers les deux jeunes gens.

S’adressant à eux , et d’abord au jeune homme:

« Toi, tu te lèves et tu dégage et toi tu rentres et tu préviens tes parents!! »

La scène était forte, violente pour la jeune femme qui paraissait perdue face à son compagnon agressif, mais discret. Les coups se donnaient cachés sous la table.

Que s’était-il passé entre ces deux jeunes ? Eux seuls savaient . L’amour était devenu violence .

Cette dispute avait marqué l’homme du bar . De sa vie, il n’oublierait plus les yeux de la jeune femme en larmes.

Le lendemain, sur le trottoir près du bar, des cris de haine percèrent le silence.

Le frère de la jeune femme était venu armé d’un cric en se jetant sur l’agresseur pour le frapper. Les personnes présentes séparèrent les deux hommes.

Pendant longtemps, l’homme a perdu de vue ce jeune couple, jusqu’au jour où une terrible actualité vint résonner aux oreilles de l’homme.

Un drame horrible venait de se passer dans une maison de campagne. Une jeune femme avait perdu la vie sous les coups de son compagnon. Tous les journaux en parlaient.

Le tueur était le jeune homme qui avait été mis dehors du bar . Il avait continué sa folle vie et en était arrivé au drame avec une autre compagne.

L’affaire fit grand bruit dans la région. La violence conjugale n’avait pas d’écho dans la rue. Cette fois, l’affaire fit grand bruit.

Aussitôt, l’homme repensa à la jeune femme qu’il avait sauvé des mains de son bourreau dans son établissement.

Quelques années plus tard, le hasard voulut que la jeune femme devienne l’épouse du fils de l’homme qui l’avait délivrée de son bourreau de compagnon.

Le procès du tueur eut lieu l’année précédent le mariage.

Depuis, la vie avait repris son cours sans faire oublier l’horreur qui resterait dans les esprits de tous les acteurs de cette période.

Un enfant naitra à Porto Giovanni, sans connaitre un passé terrible vécu par sa mère.

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